Naïvement, je voyais le mouvement body-positive comme radical.
Naïvement, je voyais ça comme un progrès. Enfin, un mouvement qui prônait l’amour de soi, et qui me rappelait les conversations qui régnaient dans mes forums de grosses. «Nous y avons toute notre place ! Ce mouvement repose sur nos épaules !» Naïvement encore, je pensais ce mouvement subversif, car il interrogeait les normes de beauté en vigueur, des normes d’un corps mince, aux traits dits «européens» et à la peau blanche valide, avec une forme de corps particulier. Naïvement, je voyais ainsi ce mouvement comme radical, car s’aimer radicalement peut être une arme pour refuser ce carcan imposé à nos corps. Naïve, je l’étais.– Lire cet article –





